Réunion d'information sur l’harmonisation des formations BAFA et BAFD en Polynésie française

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Réunion d'information sur l’harmonisation des formations BAFA et BAFD en Polynésie française

La commission de l’éducation, de la jeunesse et des sports, présidée par M. Tevaipaea HOIORE, s’est réunie le mardi 25 août 2026 dans le cadre d’une réunion d’information consacrée à l’harmonisation, en Polynésie française, des conditions d’accès au Brevet d’Aptitude aux Fonctions d’Animateur (BAFA) et au Brevet d’Aptitude aux Fonctions de Directeur (BAFD).

Cette réunion faisait suite à une demande de Mme Maiana BAMBRIDGE, présidente du Conseil économique, social, environnemental et culturel (CESEC), concernant “un vœu relatif à l’harmonisation de l’âge d’accès et de la pratique des formations BAFA et BAFD en Polynésie française”. Dans le même temps, Mme Teremuura KOHUMOETINI-RURUA a déposé une proposition de loi allant dans le même sens, qui sera prochainement examinée par la commission de l’éducation.

M. Nahiti TEARIKI, représentant et rapporteur du vœu du CESEC, a précisé que l’harmonisation proposée vise avant tout à encourager et faciliter l’engagement des jeunes Polynésiens souhaitant se former aux métiers de l’animation.

En effet, la réglementation actuelle permet aux jeunes de débuter la formation théorique du BAFA dès 16 ans, mais leur impose d’attendre 17 ans pour effectuer leur stage pratique. Ce décalage entre le début de la formation et sa mise en pratique peut freiner leur motivation et compromettre la poursuite de leur parcours, alors même que ces jeunes manifestent un réel intérêt pour l’animation et l’engagement associatif.

La réforme envisagée vise ainsi à permettre aux jeunes de poursuivre leur parcours pratique dès 16 ans, dans des conditions harmonisées avec celles appliquées en métropole. Un décalage similaire entre l’âge d’entrée en formation et l’âge requis pour la pratique est également relevé concernant le BAFD.

Les échanges avec les élus ont rappelé que le BAFA ne se limite pas à une formation théorique. Le parcours comprend une formation générale, un stage pratique et une session de perfectionnement, avec une attention portée à la sécurité physique, morale et affective des enfants.

Les organismes de formation et les associations disposent par ailleurs de mécanismes d’évaluation et de contrôle. L’âge ne constitue donc pas le seul critère d’appréciation : un candidat jugé insuffisamment mature ou compétent peut ne pas être validé.

La question revêt une importance particulière pour les archipels, où les formations BAFA et BAFD sont également déployées et répondent à un besoin en animateurs qualifiés.

Au-delà de la question de l’âge, les associations font toutefois face à plusieurs difficultés, notamment les délais de versement des subventions, la lourdeur des démarches administratives ainsi que le coût parfois élevé de l’accès aux structures d’accueil nécessaires à la réalisation des stages pratiques.

Le BAFA et le BAFD constituent également des outils d’éducation, d’engagement et d’insertion des jeunes. Ces formations permettent d’acquérir des compétences techniques, mais favorisent aussi le développement du savoir-être, de l’autonomie et de la responsabilité.

Elles peuvent notamment représenter une première qualification pour des jeunes en difficulté scolaire ou sociale et contribuer à leur insertion professionnelle. Elles participent également à la prévention des comportements à risque en offrant un cadre structurant et responsabilisant.

Dans un contexte où les associations de jeunesse souhaitent renforcer la mobilisation et l’engagement des jeunes, cette évolution constitue une opportunité concrète pour encourager les vocations et soutenir les parcours de formation. Elle permettrait aux jeunes motivés de poursuivre leur parcours dans de meilleures conditions, tout en favorisant leur engagement, leur autonomie et leur participation à la vie associative.

Enfin, les représentants de l’Assemblée ont insisté sur la nécessité de poursuivre la réflexion sur la reconnaissance des métiers et des compétences dans le domaine de l’animation, de faciliter l’accès aux structures d’accueil et de simplifier les démarches administratives. Cette évolution contribuerait ainsi à mieux accompagner les jeunes et à soutenir les associations dans leur mission éducative auprès de la jeunesse polynésienne.

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