​​​​​​Précisions du président de l’assemblée suite aux articles intitulés « Un budget 2021 voté au bout de l’ennui » et « L’Assemblée ne connaît pas la crise » publiés par Tahiti infos le jeudi 3 décembre 2020

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​​​​​​Précisions du président de l’assemblée suite aux articles intitulés « Un budget 2021 voté au bout de l’ennui » et « L’Assemblée ne connaît pas la crise » publiés par Tahiti infos le jeudi 3 décembre 2020

Le président de l’assemblée de la Polynésie française a pris connaissance, avec beaucoup d’étonnement, de deux articles intitulés « Un budget 2021 voté au bout de l’ennui » et « L’Assemblée ne connaît pas la crise » publiés le jeudi 3 décembre 2020 sur le site internet de Tahiti infos.

Ces articles font suite à la 6ème séance de la session budgétaire qui s’est tenue ce jeudi 3 décembre 2020, durant laquelle a eu lieu l’examen du budget général de la Polynésie française et du budget de l’assemblée pour l’exercice 2021.

L’article intitulé « Un budget 2021 voté au bout de l’ennui » affirme que « Réduite à une portion rachitique du temps de parole, l’opposition n’a guère eu l’opportunité de s’exprimer, le président Tong Sang veillant notamment au chronomètre lors de l’intervention de Nuihau Laurey ».

Ces propos sont fallacieux et mensongers.

En effet, il est important de rappeler que les modalités relatives à l’organisation et la tenue des séances plénières sont strictement encadrées par le règlement intérieur de l’assemblée.

Ainsi, l’ordre du jour, l’organisation des débats, la durée globale de la discussion générale de tout texte ou acte ainsi que la répartition du temps de parole sont proposés par la conférence des présidents qui réunit l’ensemble des présidents des groupes politiques de la majorité et de l’opposition.

Dans le cadre de la préparation de la 6ème séance de la session budgétaire, les quatre présidents de groupe politique à l’assemblée réunis en conférence des présidents le 27 novembre 2020 ont décidé par consensus qu’une durée de 120 minutes, au titre de la discussion générale, était suffisante pour l’examen du budget général de la Polynésie française pour 2021. La répartition du temps de parole entre les groupes a ainsi été effectuée, en application des dispositions réglementaires, comme suit : 76 mn pour le Tapura huiraatira, 17 mn pour le Tavini huiraatira, 15 mn pour le Tarahoera’a huiraatira et 12 mn pour A here ia Porinetia.

Le temps de parole ainsi réparti en fonction de l’importance numérique des groupes n’a pas été totalement épuisé par le Tapura huiraatira et le Tahoera’a huiraatira. Le Tavini a strictement respecté son temps de parole.

Quant à A here ia Porinetia, contrairement à ce qu’affirme l’article, le président de l’assemblée a fait preuve de clémence et de bienveillance à l’égard de ce groupe, en concédant à Monsieur Nuihau Laurey un temps de parole supplémentaire de 7 mn soit 58 % du temps de parole auquel il avait droit et ce, malgré un rappel au règlement.

Au surplus, pour l’examen du budget général, tous les élus avaient encore la possibilité de s’exprimer pendant 5 minutes sur chaque chapitre/mission du budget.

Le second article intitulé « L’Assemblée ne connaît pas la crise » laisse paraître que l’institution ne s’inscrit pas dans la démarche d’effort collectif pour lutter contre les effets de la crise sanitaire et économique.

Ces écrits sont là encore inexacts et infondés.

Il est opportun de rappeler que l’assemblée de la Polynésie française a marqué sa solidarité en cédant au Pays, en mars dernier, 915,9 millions F CFP de son budget pour lui permettre de parer aux urgences liées à la gestion de la crise sanitaire d’une part et en ne réclamant pas son remboursement pour son budget 2021 d’autre part.

De plus, il semble important de préciser que la « reconduction à l’identique » du budget de l’institution s’appuie sur les dispositions de la loi organique portant statut d’autonomie de la Polynésie française.

Concernant les frais de transport, contrairement à ce qui est mentionné dans l’article de presse, les inscriptions au titre de ces dépenses n’ont pas doublé mais ont été abondées de 17,22% entre 2018 et 2020 afin de prendre en compte les dépenses liées aux différents partenariats interparlementaires conclus ces deux dernières années.

Cette coopération interparlementaire présente une importance incontestable en matière de développement institutionnel dans la mesure où le partage d’expériences entre l’assemblée de la Polynésie, les parlements du Pacifique et ceux des pays francophones du monde entier permet de contribuer au bon fonctionnement des institutions et à l'amélioration du travail parlementaire.

Cette ouverture sur le monde a été saluée par la presse internationale et notamment par Diploweb.com : La revue géopolitique.

En tout dernier lieu, le président de l’assemblée de la Polynésie française tient à préciser que le budget de la collectivité, adopté pour l’exercice 2021, est de nature à sauver l’unité et la cohésion du Pays.