L’Assemblée de la Polynésie française accueille des instances statutaires de l’APF et un atelier sur la violence faite aux femmes dans les parlements

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L’Assemblée de la Polynésie française accueille des instances statutaires de l’APF et un atelier sur la violence faite aux femmes dans les parlements

À l’invitation du Président de l’Assemblée de la Polynésie française, M. Gaston TONG SANG, la Commission de l’éducation, de la communication et des affaires culturelles (CECAC), le Réseau des femmes parlementaires et le Réseau des jeunes parlementaires se sont réunis concomitamment à Papeete (Polynésie française), du 19 au 22 avril 2022.

La séance solennelle d’ouverture a été marquée par les discours du Président de la Polynésie française, M. Edouard FRITCH, et du Président de l’Assemblée de la Polynésie française, M. Gaston TONG SANG, qui a indiqué « sa fierté et sa gratitude d’appartenir à la grande famille francophone que représente l’APF, un Parlement géant où résonne la voix de 500 millions de citoyens, en une assemblée universelle, sans frontières géographiques, sans fuseaux horaires, où chacun a droit à la parole, où les divergences sont transcendées et les diversités sublimées ». Le Premier vice-président de l’APF, M. Francis DROUIN, a quant à lui salué l’engagement de la Polynésie française, un archipel composé de 118 îles, dans la Francophonie.
La Commission de l’éducation, de la communication et des affaires culturelles (CECAC) a exploré des thématiques qui tiennent à cœur à la section hôte et qui trouvent des échos dans la Francophonie. M. Laurent WEHRLI (Conseiller national, Suisse), Président de la CECAC, a déclaré : « Il est essentiel que nous soyons à l’écoute des défis rencontrés par les différentes sections de l’APF et que nous partagions nos expériences afin de trouver des solutions communes ou individuelles aux enjeux identifiés. » Mme Christelle LEHARTEL, ministre de l’éducation et de la modernisation de l’administration, chargée du numérique, a présenté le panorama des thèmes suggérés par la section polynésienne. La CECAC a ensuite auditionnés plusieurs intervenants : Mme Heiura ITAE-TETAA, Présidente de la French Tech Polynésie ; M. Eric TOURNIER, Directeur général de l’éducation et des enseignements de Polynésie française ; M. Christian MORHAIN, Inspecteur d’académie et inspecteur pédagogique régional chargé des établissements et de la vie scolaire au vice-rectorat de Polynésie française ; Mme Mirose PAIA, Maîtresse de conférences en langues et littérature polynésiennes à l’Université de la Polynésie française ; Mme Mona LAROUSSI, Directrice de l’Institut de la Francophonie pour l’éducation et la formation (IFEF). Des sujets variés ont été discutés : les enjeux des réseaux sociaux ; la violence à l’encontre des enfants en milieu scolaire ; la persévérance scolaire et l’insertion professionnelle ; les enjeux de la culture et les langues pour la jeunesse polynésienne. La Commission a, en outre, dédié une partie de ses travaux au suivi de l’éducation en temps de pandémie. M. Thierry ROCHER, Président de l’Association internationale pour l’évaluation du rendement scolaire, a présenté un sommaire du rapport de l’UNESCO sur les impacts de la pandémie sur l’éducation. Cette partie des travaux a été l’occasion de faire un tour de table afin que les différentes sections puissent partager un état des lieux des conséquences de la pandémie sur l’éducation dans leurs régions et pays respectifs.

Le Réseau des femmes parlementaires, qui a entamé la célébration de son vingtième anniversaire de sa création, a finalisé l’examen de deux rapports : le premier, relatif à l’autonomisation économique des femmes dans l’espace francophone, porté par Mme Marie-France LALONDE (Députée, Canada) ; le second, sur le rôle des femmes pendant la pandémie de la COVID-19, porté par Mme Natalia KUSENDOVA (Députée, Ontario). À la suite de la présentation de Mme Nadine JALABERT (Députée, Nouvelle-Calédonie) sur l’impact du changement climatique sur l’égalité femmes-hommes, un projet de déclaration a été examiné ; il sera adopté lors de la prochaine réunion du Réseau, à Kigali (Rwanda). Par ailleurs, Mme Françoise SCHEPMANS (Députée, Belgique) a présenté l’état d’avancement de son rapport sur la place des filles dans les filières d’éducation, et Mme Stéphanie KERBARH (Députée, France) a présenté le compte rendu d’un séminaire parlementaire, à Madagascar, sur la place des femmes dans les industries extractives. Enfin, la Présidente du Réseau, Mme Maryse GAUDREAULT (Députée, Québec), a présenté l’ébauche de la politique cadre pour lutter contre les violences faites aux femmes dans les parlements. Puis s’est tenu un atelier pratique, avec le concours de Mme Claudia ROUSSEAU, experte québécoise sur les politiques pour lutter contre les violences dans les parlements, de Mme Brigitte FILION, de l’Union interparlementaire, et de Mme Claire MARCHAND, de l’Organisation internationale du travail, sur l’implémentation de cette politique cadre dans les parlements de l’espace francophone. Pour terminer, les membres du Réseau ont étendu la Présidente du Centre « Te pu te hau », Mme Chantal GALENON (Députée, Polynésie), sur les objectifs éducatifs de ce centre, le travail essentiel réalisé pour réinsérer les femmes dans la société et le projet d’expansion de cet établissement, à Tahiti.

Pour sa toute première réunion en présentiel depuis sa création, le Réseau des jeunes parlementaires, présidé par le Premier vice-président du réseau, M. Pascal SAWA (Député, Nouvelle-Calédonie), a pour sa part accordé une grande place à la représentation des jeunes dans les parlements, aux défis auxquels sont confrontés les jeunes parlementaires, à l’entrepreneuriat des jeunes, ainsi qu’à la condition et à la santé des jeunes dans la société, notamment dans le cadre de la pandémie de Covid-19. Le Vice-président de l’APF et rapporteur du Réseau, M. Francis DROUIN (Député, Canada), a quant à lui présenté la version intermédiaire du rapport de la section canadienne, portant sur la participation des jeunes à la vie parlementaire. De plus, les membres du Réseau ont eu l’occasion d’avancer dans les travaux de conception du guide de bonnes pratiques à destination des futurs jeunes parlementaires. Par ailleurs, M. Yann CHING, jeune Directeur général de la société Vini Vini, a présenté aux membres du Réseau son mode de pêche durable ; avec lui, les membres du Réseau ont effectué une visite de terrain au port de Papeete, où ils ont pu découvrir ses bateaux de pêche ainsi que ses ateliers de mareyage. Grâce à la présentation de M. Yves Heifara DOUDOUTE, Fondateur et Président de l’association Haururu, le Réseau a également pu se familiariser au concept ancestral du « Rāhui », permettant aux Polynésiens de préserver l’environnement. À ses côtés, les jeunes parlementaires sont allés visiter le centre culturel de Fare Hape, dans la vallée de Papenoo, haut lieu du Rāhui.

Pour conclure les travaux de la Commission et des réseaux, une conférence de presse, en présence du Président de l’Assemblée de la Polynésie française et des trois présidents d’instances, a été organisée le vendredi 22 avril afin de présenter les conclusions des travaux des trois instances de l’APF. Ces derniers s’unissent afin de remercier l’Assemblée de la Polynésie française ainsi que sa section APF pour leur accueil chaleureux et pour la parfaite organisation de cet évènement.

D'après un communiqué de presse de l'Assemblée parlementaire de la francophonie.